Lycée Bergson à Paris : un second policier renvoyé en procès pour violences
L’agent, qui apparaît sur des vidéos vêtu de noir et capuche sur la tête, sera jugé pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique sur un élève.

Le Monde.fr avec AFP | 08.07.2016 à 19h39
Ils seront finalement deux à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris pour des violences commises le 24 mars près du lycée Bergson à Paris. Un second policier a été renvoyé en procès par le parquet de Paris, a-t-on appris vendredi 8 juillet de source judiciaire, confirmant une information de Libération.
Le policier, qui apparaît en civil sur les vidéos, vêtu de noir et capuche sur la tête, est convoqué le 14 octobre à 13 h 30 devant la 10e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Il est jugé pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique, sans incapacité totale de travail (ITT), sur un élève.
Lire aussi : Le policier auteur présumé d’un coup de poing à un lycéen à Paris est en garde à vue

Coup de matraque
Une enquête préliminaire avait été ouverte après la diffusion de vidéos où l’on voyait le policier donner des coups de matraque à des élèves du lycée situé dans le 19e arrondissement de la capitale, en marge de manifestations contre le projet de loi travail.
Les investigations, confiées par le parquet à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), ont permis d’identifier le fonctionnaire de police. L’élève qui a porté plainte était âgé de 16 ans au moment des faits, selon son avocat, Me Arié Alimi.
Lire aussi : La police va enfin recenser les cas de violences policières

Procédure commune
Un autre gardien de la paix, âgé de 26 ans, doit comparaître pour des violences filmées, toujours le 24 mars, devant le lycée Bergson. Sur la vidéo, on voit un jeune (de 15 ans) à terre, relevé par un policier lui intimant « Lève-toi ! ». Alors qu’il est en train de s’exécuter, maintenu par deux autres policiers, l’agent lui assène un coup de poing violent. Son procès a été renvoyé au 10 novembre.

Me Alimi souhaite « regrouper toutes les poursuites lors d’une seule audience afin d’en faire une procédure symbolique des violences policières illégitimes et d’en terminer avec un traitement judiciaire structurellement inadapté compte tenu de l’appartenance des fonctionnaires de police à ce système ».

source: Le Monde